Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Recommander

Lundi 20 avril 2009
Maurice, il est revenu en France, et à peine sorti de l'avion, on le traine dans un resto polonais.

C'est très bon, et tout le monde est malade.

Maurice c'est son plus chouette anniversaire depuis longtemps.

Et en plus Maurice, il a des cadeaux : des bouquins (Jean Marc Sylvestre, quel auteur !), une épée et... un billet pour le concert de Kusturica et le No Smoking Orchestra !

Maurice, il aimait bien Kusturica, le réalisateur, mais maintenant, il aime bien aussi le musicien : le spectacle, il dépote.

Il dépote peut être même un poil trop. Maurice, en sortant, il a comme un léger sifflement dans l'oreille.

Alors Maurice, il rentre chez lui, il resort, il tourne à droite et il marche 20m. Maurice, il est à L'Hôpital Issiblec-Ornage : les urgences ORL de Paris.

Maurice est dans le hall d'accueil. Il y a là une vingtaine de personnes : policiers, un homme avec un grand chapeau, des hommes sans grand chapeau, des dames, deux adolescentes, un pompier. Tous sont assis dans leur coin. Tous font la gueule.

Maurice, il cherche... l'accueil. Il avise une feuille A4 imprimée "attente" surplombant trois sièges, tous pris.

Maurice, il regarde autour de lui, il ne semble pas y avoir d'autres "attentes".

Maurice, il s'enquiert
"Dites, vous faîtes la queue ?
- Non, on attends.
- Mais c'est bien ici pour faire la queue ?"

Haussement imperceptible d'épaules.

Maurice, il décide donc d'attendre, il sort un livre de sa poche (Jean Marc Sylvestre, quelle pensée puissante ! Encore merci Robert). Maurice, il s'adosse contre le mur.

Et ça marche!  Les trois assis se désasseyent et Maurice, il peut désormais fièrement attendre sous l'"attente".

Maurice, il reste seul une petite heure (c'est l'heure de changement de service).

Quand soudain Attila le rejoint sur le banc.

Attila, il est turc, mais il vit en France depuis 28 ans, il a un problème a l'oreille qui lui fait mal, mais parfois non, mais là cette nuit oui. Alors il a été l'hôpital près de chez lui, mais l'hôpital, il faisait pas les ORL, et on lui a dit de venir ici, du coup, il est venu ici, il a dû traverser tout Paris. Avec son oreille qui lui faisait mal. Aujourd'hui, parce que d'habitude, ça fait mal, mais moins.

Maurice, il range son livre. Attila est bien plus engageant. Et en plus, il a une petit quelquechose de la charmante innocence de celui qui découvre un monde nouveau.

"C'est qui ces connards ?
- Ce sont les pompiers.
- Et pourquoi ils passent avant nous ?
- Parce qu'ils sont prioritaires.
- Ces enculés là, c'est qui ?
- Ce sont les policiers.
- Et eux aussi ils passent avant nous ?
- Oui.
- Mais il y en a beaucoup d'autres qui passent avant nous ?
- Les ambulanciers aussi.
- C'est les pédés qui arrivent là bas ?"

Maurice, à force d'observer, il commence à bien comprendre le système, d'abord les pompiers, puis les ambulanciers en alternance avec les policiers.

En régime normal. Si un ambulancier s'énerve, il est rétrogradé derrière les autres ambulanciers.

Et parfois les policiers deviennent prioritaires par rapport aux pompiers : quand ils ramènent un énervé.

Hervé par exemple. Hervé il a trop bu alors il crie, traite le monde entier de juif, essaie de frapper un infirmier. Finalement, Hervé, il est maintenu, et calmé, chimiquement.

Maurice, il compte les ambulances, 7. Deux pompiers. Quatre flics.

Maurice, ça fait deux heures et vingt minutes qu'il est le prochain à passer.

Mais heureusement Maurice, il a la patience. Hélas, Attila, lui il l'a pas.

"Vas-y rentre dans le bureau !
- Mais non, regarde, ça commence à se vider
- C'est ton tour.
- Mais non, regarde, ça commence à se vider
- Mais t'as pas mal ?"

Maurice, il regrette pas encore son livre, mais encore une petite heure et ça va venir. Alors, Maurice, il décide de tuer la conversation.

"Pas vraiment.
- Ben pourquoi t'es là alors ?
- Euh... bhé, parce que... là j'ai pas mal, mais parfois si j'ai vachement mal
- Ah ouais, je connais ça, moi j'ai mon oreille, c'est pareil, parfois j'ai mal, parfois non. Alors cette fois, j'ai décidé d'aller à l'hôpital, mais on m'a dit..."

Une infirmière, Jeanne, passe la tête.

Attila, tel le puma d'Anatolie, il bondit
"C'est à nous madame ! Ca fait deux heures qu'on attend !
- Oui, juste après la dame là
- La grosse vache dans le fauteuil roulant ?"

Jeanne ne répond pas, mais c'est bien de Roselyne qu'elle parlait. Roselyne elle est arrivée avec les pompiers et elle n'a pas l'air bien.

Enfin, c'est au tour de Maurice de faire son admission, Attila lui glisse un ultime conseil:
"Dis lui que c'est une pute !
- Hein ?
- L'infirmière. Dis lui que c'est une pute."

Maurice, on lui pose une dizaine de questions, on lui demande sa carte de mutuelle, on lui dit que ce sera ça sera pris en charge, et on le renvoie attendre.

Attila se fait lui aussi admettre. D'après ce qu'entends Maurice, il ne suit pas son propre conseil.

Finalement, on vient chercher Roselyne et Maurice.

On s'occupe d'abord de Roselyne : elle a été admise en premier. Maurice attend dans le couloir. Il capte quelques bribes.

"Non, non, il est dans l'oesophage.
- Vous êtes sûre ? Parce que chaque fois que je déglutie, ça me fait mal.
- C'est normal, madame, le cornichon est coincé, et il va descendre tout seul, il y a rien à faire.
- Vous êtes sûre ?"

"Vous êtes sûre ? Il est pas dans les poumons ?"

"Vous êtes sûre ? Et si je bois beaucoup d'eau ?"

"Vous êtes sûre ? Je risque pas de m'étouffer"

Maurice, il jette un oeil à sa montre. 3h15 qu'il est là.

La porte s'ouvre.
"C'est à vous"
Par Adj - Publié dans : Maurice
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 20 octobre 2008
Suite de "L'hôpital I"

Maurice, on l'emmène dans une pièce en rideaux bleus. C'est Blouse Blanche Jennie qui s'occupe de lui.
"So what's up ?
- I think I've got flu"

Après quelques échanges, Maurice il se met à penser que flu, ça n'existe peut être pas tant que ça en anglais. Pourtant Maurice, il est presque certains que c'était dans son "Belin Channel 5". A vérifier.

Maurice, Blouse Blanche Jennie, elle a fini de poser ses questions. Elle lui donne quelques cachets de Tylenol et s'en va.

Arrive Blouse Blanche Amy
"So what's up ?
- Again ?
- No, just kidding, I'm the nurse, the doctor will have a look at you in a few minutes"

Après quelques few minutes Blouse Blanche Barry écarte les rideaux
"Hi, I'm the doctor Allen !
- Hi!
- How are you ?
- Not so good.
- Good, we'll look into that. Open your mouth"

Blouse Blanche Barry il fourre sa torche dans la bouche
"Ooh, not nice"

Blouse Blanche Barry il est déjà reparti, mais pas bien loin, juste derrière les rideaux. Il cause avec Blouse Blanche Jennie.
"So it'll be your first time ? Good. Ask Blouse Blanche Amy for help"

Maurice, après quelques minutes, il voit revenir Blouses Blanches Amy et Jennie.

Une armoire est ouverte, et une poche de sérum physiologique en est extraite.

Blouse Blanche Jennie s'approche.
"It won't hurt.
- Er, yes, sure, but do you really think it's mandatory ? I mean it's just a sorethroat.
- It will be faster.
- Okay, but how much will it cost ?
- Dunnow.
- Pills would be cheaper, don't you think ?
- Mmh, probably... Which hand do you use for writing ?
- Both. I use a keyboard.
- (rires) (?) Seriously ?
- Mostly the right hand then."

Blouse Blanche Jennie elle inspecte le creux du coude gauche.
"Mmmmh".

Blouse Blanche Jennie elle inspecte le creux du coude droit.
"Mmmmh".

Bras gauche.

Bras droit.

"Er... Blouse Blanche Amy, can you have a look ?
- Here."

A défaut d'épaules, Maurice, il hausse les sourcils : bras droit.

Blouse Blanche Jennie, elle manie délicatement, l'aiguille, et effectivement, ça ne fait pas mal.

Maurice, il pensait pas avoir tant de sang dans le bras. Il a beau se dépêcher de mettre la main, le jean aura besoin d'être nettoyé. Heureusement Blouse Blanche Amy elle a l'habitude.
"Don't worry, it's nothing, it's always like that."

Quelques échantillons sont prélevés et la perf posée.

Maurice, il regarde les gouttes tomber, c'est long 1 litre. Très long. Et le liquide s'accumule dans Maurice. 1l.

Enfin, la délivrance approche. Blouse Blanche Amy arrive.

Mais Maurice,  il n'a le temps de rien faire que la deuxième poche a été posée.

Maurice, le temps il commence à devenir pressant. Très pressant.

Heureusement, Blouse Blanche Jennie s'occupe de Maurice, elle apporte deux tubes.
"What's that ?
- Medicins.
- What kind ?
- Medicins.
- No pills ?
- No.
- Is there any worth in me asking for the price ?
- You can give it a try.
- How much does it cost ?
- I dunnow (rires) (????) (!!!)"

Finalement, Maurice, il est libéré. En cherchant la sortie, Maurice, il tombe sur Blouse Blanche Barry.
"So what was it ?
- Mono.
- Mono ?
- Yes mononucleosis.
- Not flu ?
- ?
- flew ?
- No mono. It's mono, you have mono. You need to take penicilin, two weeks, here take this paper, this one, this one and some rest too. Mono."

Maurice, il arrive à la caisse, regarde dans sa poche, il a retiré $500 pour la semaine.
"Hi
- hi
- one thousand two hundred fifty four dollars please
- 'scuse me, how much ?
- one thousand two hundred fifty four dollars. Please.
- hi, I mean, I'm Maurice Legrand.
- I know."

Maurice, pour sûr il a vraiment plus mal à la gorge. Maurice, il demande le détail de l'addition.

Maurice, il a eu:
- un 44958 (Nursing care level 1): $250
- un 84990 (I.V. infusion, hydration 1st hour): $344
- un 84994 (I.V. infusion, hydration >1st hour): $259
- un 84997 (INJ. IV push, single/1st med): $105
- un 84998 (INJ. IV push, each add'l med): $105
- un doctors fee : $191

Maurice, un mois plus tard, il fait un test sanguin. Maurice, il est surpris : les résultats du test sont faux. D'après ceux-ci, Maurice, il n'a jamais eu la mononucléose.
Par Adj - Publié dans : Chicago
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 17 octobre 2008
Maurice, ça fait deux jours qu'il n'est pas sorti de son hôtel, et qu'il se morfond dans son lit à l'hôtel tellement Maurice il a mal à la tête et gorge enflammée.

Alors Maurice, il se dit "ça suffit" car il y en a assez.

Maurice, il prend son porte monnaie à deux mains, et tant pis si la médecine américaine est chère, il va faire un saut à l'hôpital conseillé par son hôtel.

C'est à deux pas. Maurice, il arrive, et il a même eu le temps de réflêchir en chemin.
"C'est sûrement une grippe, le dollar est bas, la sécu prendra un petit peu, la mutuelle complétera et le dollar est bas".

L'hôpital, il est classieux, il a un magnifique hall qui fait plus hôtel 5 étoiles que Pitié Salpétrière.

Maurice, on le fait s'asseoir et attendre.

Les chaises sont assez confortables. Mais Maurice est très vite dérangé par Blouse Blanche Rico.
"So what's up ?
- I think I've got er... flu ?
- What ?
- Er... flu ?
- ...
- flew ?
- ...
- flou ?
- ...
- never mind, well headache, big big sorethroat
- ok"

Maurice, il revoie son vocabulaire.
"Have you taken anything ? Medicins ? Drugs ?
- er... yes Paracétamol.
- ...
- (oh dear) peille reille cey teille mole ?
- ...
- some kind of aspirin ?
- ..."

Blouse Blanche Rico, il y met vraiment pas du sien. Il finit par donner trois cachets blancs à Maurice et un verre d'eau
"Tylenol"

Maurice, il swallowe le tout.

Mais Maurice, il en a pas fini, bientôt c'est Blouse Blanche Latifah qui vient faire son admission.

Morris, il est maintenant inscrit dans les registres de l'hôpital, mais ce qu'il intéresse c'est combien il va payer
"So Morris, are you paying and getting reimbursed or is your insurance paying for you ?
- Well, I'll pay and I'll pray to get my money back. How much will it cost ?
- $191 for the doctor, plus all the tests and medicins"

Maurice, c'est le moment de négocier.

"Sorry ?
- $191 for the doctor, plus all the tests and medicins
- All the tests and medicins ? How much is that ?
- Can be anything"

Maurice, il se dit que le dollar, il est peut être pas si bas que ça. Mais Maurice, il est pas du genre à se dégonfler.
"ok"

Par Adj - Publié dans : Chicago
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 6 avril 2008
Le Voyage.

“Maurice ?
- Oué ?
- Maurice !
- ouéééé...
- Ca te dirait d'aller à Chicago ?
- Pour quoi faire ?
- C'est pas la question.
- Ah. Et quand ?
- On verra.
- Et combien de temps?
- Je sais pas.
- Bon. Ok.”

Maurice, il est envoyé en mission à Chicago. Officiellement pour présenter une partie de son boulot, officieusement pour rencontrer ses collègues mange-pop corn.

Maurice, il est bien content. Il a jamais été aux US, ça va être l'occasion de rencontrer les bouffe-chewing gum en vrai.

Et puis, Maurice, maintenant il fait partie d'une boite qui a un standing. Du coup, Maurice il est obligé de voyager en classe business et de descendre dans un hotel un peu chic

Quelques vendredis plus tard, Maurice, il quitte son chez lui pour l'aéroport. C'est sympa de partir le vendredi, ça permet de ne pas bosser ce jour là, et de passer un weekend supplémentaire sur place.

Mais Maurice, il a un peu mal à la gorge, alors il va faire un tour à la pharmacie, histoire de se trouver un sirop ou quelque chose. Fermée.

Maurice, Il va voir à Paramapharmacia. Ouvert ! Cool ! Ils ont rien. Bon.

Maurice, il regarde sa montre. 10H22. Il est temps d'y aller, l'avion décolle à midi pile.

L'intérêt de chez Maurice, c'est que c'est juste à côté de la Gare du Nord, et qu'il y a des RER directs sans arrêt pour Charles De Gaule  toutes les 15 minutes. Le prochain est dans 2 minutes. Maurice le prend et à 11H05, il peut tranquillement attendre le CDGVAL.

Le CDGVAL c'est un VAL, tout propre, tout beau. Sauf qu'il y en a que deux qui tournent entre les aérogares. Et Maurice, il est pas content d'attendre 5 minutes que ce gros trainard se pointe.

C'est joli CDG, un peu grand, mais joli. Maurice, il se pointe à l 'enregistrement, il est même pas 11h30, une bonne demi heure d'avance. Quelle ponctualité !

Il est accueilli par Sonia qui se tient devant un ruban. Sonia, 31 ans, accordéoniste à ses moments perdus.

“Hi Mister.
- Bonjour !
- Bonjour. Vous êtes en retard.
- Euh oui.
- Pourquoi êtes-vous en retard ?
- Euh... J'avais... des trucs... à faire. A la maison !
- Bon, c'est bon, le guichet est là bas, mais la prochaine fois arrivez plus tôt”

Maurice, il se présente au guichet. C'est France qui procède à l 'enregistrement. France, 31 ans, accordéoniste à ses heures perdues.

“Vous auriez dû arriver plus tôt, vous auriez pu profiter de notre salon business.
- Il y a quoi à faire dans le salon ?
- On peut s'y reposer, se détendre.
- Ah ouais. Cool.”

Maurice monte dans l'avion (un boeing...), la chef de cabinne et quelques hotesses le saluent en lui indiquant sa place. Elles s'appellent Jenna, Ashley et Nomi, elles ont toutes 31 ans et sont accordéonistes à leurs temps perdus.

Maurice, il s'installe à la place de sa voisine qui n'est pas encore arrivée. C'est sympa la business. Il y a de la place pour les jambes et le carré d'agneau est pas mauvais.

Maurice, il profite pas beaucoup du voyage. Il est crevé et son mal de gorge a empiré. Il a même pas la force de regarder le dernier Harry Potter dans l'avion : il s'endort avant la fin.

Enfin, Maurice arrive à l'aéroport de Chicago, pas celui qui est loin du centre ville, celui qui est très loin.

Maurice, il doit passer la douane, il tombe sur Ricardo. Ricardo, 31 ans, accordéoniste à ses instants perdus.
“Hi !
- Passport.
- Here you are.
- Put your finger here, here and there.
- OK.
- You've been in Chile last year?
- Yes, Iwas, weren't you?”

Maurice, les question tags, depuis la 5ème, il pensait maitriser à mort. L'oeil que Ricardo relève lui laisse penser que non.

Finalement Ricardo prends sa plus belle agraffeuse et s'en prends violement au passeport de Maurice. Putain de suceur de soda!
Par Adj - Publié dans : Chicago
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 30 janvier 2008
"Salut Jean-Pierre. Tiens, tu t'es rasé la barbe ?
- Hé ouais."
Par Adj - Publié dans : Maurice
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus