Mercredi 16 novembre 2005
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15:10
C'est le soir, Maurice rentre chez lui. Comme chaque jour, il pousse la porte dont la serrure est cassée. Comme chaque jour, il va vérifier son courier dans sa boite à lettres. Comme presque chaque jour, il y a une pub pour un serrurier et un tas de prospectus. Comme chaque fois, Maurice glisse le tout dans la boitre de Tommy.
Tommy c'est le voisin du second. Une fois il a fait une méga-fête jusque 5H30 du matin, ce jour là Maurice se levait à 6H. Depuis, tous ses prospectus ne finissent plus dans la poubelle, mais avec le courier de Tommy.
Sauf qu'aujourd'hui, c'est la gaffe. Au moment où Maurice finit d'enfourner le tas de courier dans le récipient ennemi, alors que sous ses doigts glissent les brochures vantant barbaque, petits pois et VTT, Maurice apperçoit une enveloppe arborant le logo "PL-GL".
Trop tard la lettre est tombée dans la boite.
PL-GL, c'est l'agence qui gère l'immeuble. Au début les locataires étaient curieux de l'accronyme. Tout le monde se demandait ce qu'il pouvait désigner. Jusqu'au jour où l'un d'entre eux a propopsé Petit Logement - Gros Loyer . Tous ont alors reconnu que cela convenait bien à la situation et plus personne ne se posa de question sur le sens réel.
A ce souvenir, Maurice sourit. Peu, il vient de se rappeller qu'il doit récupèrer sa lettre. Non seulement pour que Tommy ne sache pas que c'est lui qui remplit systèmatiquement sa boite, mais aussi parce que la lettre pourrait être intéressante.
Il entre chez lui. Précipitament. Fait le tour de ses affaires, reviens avec une pince à épiler. Trop court. Retourne chez lui. Revient avec un couteau pointu. Casse la lame en essayant d'ouvrir la boite. Nouvel aller-retour. Le couteau s'est transformé en pied de biche.
Cette fois, c'est du gateau : la porte s'ouvre facilement.
Maurice récupère son bien. Rentre en son appartement. Personne ne l'a vu perpétrer son forfait.
Sur son lit, il s'assoit et ouvre sa lettre.
"gnia gnia gnia gnia. gnia gnia. gnia gnia gnia gnia gnia gnia. gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia. Comme vous le savez la serrure de la porte est cassée. Elle sera bientôt réparée. Vous pourrez venir chercher votre badge dans deux semaines". Suivent d'autres "gnia gnia".
Maurice sait bien que la porte est cassée. Il habite à côté. C'est lui qui est réveillé à 1H du matin par les gens qui n'ont qu'une clé et pas de badge et qui préferrent pousser de grands cris que de rester coincer dehors. Ou qui donnent de grands coups de pieds dans la porte.
C'est d'ailleurs pour ça qu'il a mis du scotch, pour éviter qu'elle ne se ferme. Puis qu'il a remis du scotch et un papier pour expliquer pourquoi il ne fallait pas retirer le scotch.
Cette nuit à 2H, Maurice est réveillé par de grands cris devant la porte. Il se lève. Le scotch et son mot ont de nouveau disparu. A la place, un papier : "en raison de récents actes de vandalisme, il est interdit de bloquer la fermeture de la porte. PL-GL."
Tommy c'est le voisin du second. Une fois il a fait une méga-fête jusque 5H30 du matin, ce jour là Maurice se levait à 6H. Depuis, tous ses prospectus ne finissent plus dans la poubelle, mais avec le courier de Tommy.
Sauf qu'aujourd'hui, c'est la gaffe. Au moment où Maurice finit d'enfourner le tas de courier dans le récipient ennemi, alors que sous ses doigts glissent les brochures vantant barbaque, petits pois et VTT, Maurice apperçoit une enveloppe arborant le logo "PL-GL".
Trop tard la lettre est tombée dans la boite.
PL-GL, c'est l'agence qui gère l'immeuble. Au début les locataires étaient curieux de l'accronyme. Tout le monde se demandait ce qu'il pouvait désigner. Jusqu'au jour où l'un d'entre eux a propopsé Petit Logement - Gros Loyer . Tous ont alors reconnu que cela convenait bien à la situation et plus personne ne se posa de question sur le sens réel.
A ce souvenir, Maurice sourit. Peu, il vient de se rappeller qu'il doit récupèrer sa lettre. Non seulement pour que Tommy ne sache pas que c'est lui qui remplit systèmatiquement sa boite, mais aussi parce que la lettre pourrait être intéressante.
Il entre chez lui. Précipitament. Fait le tour de ses affaires, reviens avec une pince à épiler. Trop court. Retourne chez lui. Revient avec un couteau pointu. Casse la lame en essayant d'ouvrir la boite. Nouvel aller-retour. Le couteau s'est transformé en pied de biche.
Cette fois, c'est du gateau : la porte s'ouvre facilement.
Maurice récupère son bien. Rentre en son appartement. Personne ne l'a vu perpétrer son forfait.
Sur son lit, il s'assoit et ouvre sa lettre.
"gnia gnia gnia gnia. gnia gnia. gnia gnia gnia gnia gnia gnia. gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia gnia. Comme vous le savez la serrure de la porte est cassée. Elle sera bientôt réparée. Vous pourrez venir chercher votre badge dans deux semaines". Suivent d'autres "gnia gnia".
Maurice sait bien que la porte est cassée. Il habite à côté. C'est lui qui est réveillé à 1H du matin par les gens qui n'ont qu'une clé et pas de badge et qui préferrent pousser de grands cris que de rester coincer dehors. Ou qui donnent de grands coups de pieds dans la porte.
C'est d'ailleurs pour ça qu'il a mis du scotch, pour éviter qu'elle ne se ferme. Puis qu'il a remis du scotch et un papier pour expliquer pourquoi il ne fallait pas retirer le scotch.
Cette nuit à 2H, Maurice est réveillé par de grands cris devant la porte. Il se lève. Le scotch et son mot ont de nouveau disparu. A la place, un papier : "en raison de récents actes de vandalisme, il est interdit de bloquer la fermeture de la porte. PL-GL."