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Jeudi 4 octobre 2007 4 04 /10 /2007 10:10
Madeleine sourit.
"...et puis quand on regarde un DVD, Maurice, il s'endort
- Hé ! C'est arrivé qu'une seule fois !
- Oui, mais on a regardé qu'un seul DVD."

Les Autres, ils pouffent.
"Et c'était quoi comme film pour que tu t'endormes comme ça ? Un Fassbinder ?"

Maurice, il regarde activement ailleurs. Mais Madeleine ne recule pas.
"Euh... Peter et Elliot le Dragon.
- hein ? le Disney ?
- oui ! celui là !"

Maurice, il se résout à intervenir
"Oui, mais attention, la version longue ! 2h05 !
- C'était pas 2h10 ?
- Allez, je te l'accorde, 2h03
- Remarque, on saura jamais, t'as pas tenu une heure"

Les Autres, ils sont décidés à tout savoir.
"Et qui est-ce qui a choisi le film ?"

Maurice avait anticipé le coup. Il avait déjà posé sa main sur celle de Madeleine. Et là il lui caresse la joue.

Madeleine, elle n'en a cure.
"Ah mais, c'était celle de Maurice !"

Maurice, il découvre les petits moments magiques du couple.
"Bon, quelqu'un reveut des spaghettis ?"
Par Adj - Publié dans : Maurice
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Mardi 2 octobre 2007 2 02 /10 /2007 13:33
Maurice, ce soir, il a un cours d'escrime.

Alors Maurice, il part un peu plus tôt du boulot.

Et à 19h29, Maurice, il est sur le quai. Maurice, il attends le RER.

Le RER il est tellement joli
Le RER il est tellement tout ça
Le RER il est toute sa vie
Le RER qui il n'arrive pas

Maurice, il prend le suivant. Et réussit sa correspondance de justesse.

Maurice, il arrive bien essouflé à la salle d'armes. Il se change. Il rejoint les autres. L'échauffement est presque terminé. Il ne reste plus que la partie sol est en particulier les abdos.

Un, deux, han !

Un, deux, ouh !

Un, deux, un, deux, han hu !

Un, deux, un, deux, hou hé !

Maurice, il sourit pas.

Maurice, il regarde autour de lui, que des anciens. Et Liliane, une nouvelle. Les anciens ils sont tous épéistes. Maurice, lui il est fleurettiste.

La différence entre le fleuret et l'épée, c'est que le fleuret c'est du sport. L'épée... c'est sympa pour se reposer.

D'ailleurs, Maurice, il l'a souvent répèté aux épéistes.
"Ca va ? Pas trop fatigué ? Dites, ça a l'air sympa votre truc, ça économise bien les jambes non ?"

Maurice, il est content, Liliane fait également du fleuret. Il va pouvoir combattre quelqu'un ce soir.

Liliane, elle a jamais fait d'escrime. Alors Maurice, il gagne facilement. C'est cool.

Maurice, il la réconforte.
"T'inquiète, ça viendra, moi aussi j'étais super mauvais quand j'ai commencé"

Maurice, le maitre d'armes, il lui fait signe.
"Tu passes à l'épée pour le reste de la séance.
- Euh... je veux bien, mais j'ai pas d'arme.
- On va t'en prêter une"

Les épéistes sourient.
"Alors Maurice... comment ça va ? Tu viens te "la couler douce" ?"

Maurice, il est dans le métro, il se frotte le bras. Ca pique un peu. Il relève sa manche.
"Ouh...."

Maurice, on le surnome le schtroumpf.
Par Adj - Publié dans : Vie quotidienne
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Jeudi 27 septembre 2007 4 27 /09 /2007 16:02
"Excusez-moi Monsieur..."

Maurice, ce midi, il est pressé, il va chez Paul se chercher à manger, mais il tourne la tête et ralentit les pieds.

"Excusez-moi, Monsieur, vous connaissez des gens ?
- Pardon ?
- Dans votre travail, vous rencontrez des gens ?
- Ben, pas beaucoup non.
- Rentrez, j'ai euh... vous avez 5 minutes ? je vais vous faire une carte de réduction.
- Mais j'en veux p..
- Pour vos collègues !"

Maurice, il préfére son sandwich à ses collègues mais soit. Il n'est pas aux pièces.

Maurice, il suit "Kid" Benoit dans la boutique. Mais déjà "Kid" Benoit, il passe la main.
"Tenez, lui, c'est Dédé, c'est le gérant"

Dédé, il jette un oeil à Maurice, il prend une profonde inspiration, il farfouille dans son bureau, il sort une carte avec le logo du magasin, il la retourne, il écrit "-20%" dessus.
"C'est pour vous. C'est cadeau."

Maurice, il s'humecte les lèvres.
20%.
Sans les mains.
Sans négocier.
La baraka.

Dédé, il roule des mécaniques :
"Ca, voyez, je peux le faire, parce que moi, voyez, je suis le gérant. Donc je peux le faire."

Maurice, il n'est pas autrement impressioné. Et pour le montrer, il amplifie le machouillage de son chewing gum, et il jette un oeil à sa montre.
"Merci. Bon, je vais y aller.
- 'tendez  ! Si je vous donne un cuir, vous le porterez ?
- Hein ?
- Vous aimez le cuir ?"

Maurice, il se recule un peu. Se tait une seconde. Jette un regard autour de lui. Maurice, il constate qu'il est dans un magasin de vestes en cuir.

"Le cuir ? Bah... ouais. Pas vous ?"

Là Maurice, il sent qu'il a réussi à le déstabiliser.
"Euh... si si, beaucoup ! D'ailleurs j'en vends.
- Cool.
- Ouais, cool. Bon si je vous donne une veste, vous la porterez ?"

Cette Maurice qui est déstabilisé. Maurice, c'est le kador de la négo', mais là c'est vraiment facile.
"Ouais...
- Ok, vous préferez long ou court ?
- Ouais... Euh... Pardon ? Court ! Ouais. Court.
- Vous aimez ce modèle ?"

Maurice, on la lui fait pas, sûr que ça doit être modèle premier prix. Alors Maurice, il le regarde même pas. Il fait monter les enchères.
"Pas trop non.
- Ah. Et celui-là ?
- Mouais, non plus.
- Ah. Et si je vous propose celui-ci ? Vous le mettrez ? Nous, notre but, c'est que vous nous fassiez de la pub.
- Mouais. J'aime bien.
- Allez-y essayer le ! Il vous va ?"

Maurice, il se regarde dans le miroir.

"Vous avez un miroir là, si vous voulez.
- Ca va, oui.
- Vous voulez plus grand.
- Non, ça ira, il est bien comme ça.
- Ah oui, ça il vous va bien
- Merci
- Et euh, si on vous en donne un deuxième, vous le porterez ?"

La baraka qu'il a, le Maurice.

"Ouais, pourquoi pas.
- Ah non, il faut que vous le portiez, nous c'est la publicité qui nous intéresse !
- Ouais, ok, je vais vous le porter"

Maurice, après 4 essais, il finit par trouver une veste pas trop mal.

"Bon, alors nous, c'est notre anniversaire, c'est le 11 septembre, mais bon, c'est notre anniversaire donc je vous explique notre offre : vous vous achetez la première et on vous offre la deuxième."

Maurice, il est estomaqué ! Qu'est-ce que c'est que cette embrouille ? En plus Maurice, il avait déjà commencé à repérer trois - quatre autres vestes qu'il aurait bien emmené gratos en plus.
"Ah bon ? Vous me les donnez plus ?
- Bah, c'est que, regardez, elle coute 1000 euros quand même celle là.
- buh...
- Donc vous prenez celle à 1000 euros, et nous on vous offre celle à 890."

Maurice, son désenchantement est grand, très grand.

Mais Maurice, il ne s'avoue pas vaincu. Non.

"1000 euros, ça fait beaucoup quand même... En plus je dois acheter un ordinateur ce mois-ci...
- Ah mais on peut payer en plusieurs fois. 10 mensualités. Sans frais.
- Oui mais 100 euros par mois, ça fait encore beaucoup.
- Ah mais ça fait moins que ça !"

Maurice, il est perplexe. Il recalcule rapidement. 1000 divisé par 10...
"Ca fait pas 100 ?
- non, regardez, là vous payez 200, et après, c'est seulement 80 euros par mois !"

Maurice, la taille de sa perplexité a dépassé celle de son désenchantement.

"Ouais, 'fin 80 euros, quand même.
- Bon, écoutez, vous m'êtes sympathiques, alors j'ai une proposition, je fais pas ça avec tous les clients, mais je suis le gérant, alors quelle veste vous préférez ?"

Maurice, il montre celle à 1000 euros. Elle est marron quand même.
"Ok, je vous fait 40% dessus. Prix d'usine. Parce que c'est notre anniversaire, parce que je suis le gérant, parce que vous allez nous faire de la pub. Mais vous le répêtez à personne.
- faut que j...
- Ca vous 59 euros par mois !
- ...e réflêchisse.
- et je vous offre l'entretien pendant 5 ans.
- C'est que...
- Je vous offre la garantie pour 7 ans au lieu de 5.
- ... je pense que ...
- C'est une veste que vous allez garder 25 ans !
- ...je vais...
- Allez je vous fait l'entretien et la garantie pendant 7 ans.
- ...repasser...
- Vous savez combien ça coute un entretien ? 115 euros ! Et là deux fois par an, vous venez, et moi je vous la nettoie, paf 115 euros, deux fois par an, 230 euros, pendant 7 ans, 1500 euros, vous économisez, contre 59 euros par mois !
- ...plus...
- moins même ! 56 euros ! 10 mois ! regardez, la personne tout à l'heure, elle a payé que 56 euros. En plus regardez vous vous avez pris le modèle Titanium, regardez là, c'est marqué Titanium. Hé Titanium. Vous savez ce que ça veut dire Titanium ? Parce que sur ce modèle là, là, c'est pas marqué Titanium. Et c'est pas marqué, parce que c'est pas Titanium. Titanium, ça veut dire que... euh... qu'il y en a pas beaucoup
- ... tard.
- Ah oui ! Mais attention ! Plus tard, ça sera peut être plus valable !
- Même si je repasse cet après midi ?
- Bah oui !
- Pourquoi ? C'est plus votre anniversaire ?
- Bah si, mais notre offre est limitée à 5 clients !"
Par Adj - Publié dans : Maurice
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Mercredi 15 août 2007 3 15 /08 /2007 21:24
Maurice, il est content.

C'est pas une grosse surprise, Maurice, on le pose quelque part, et souvent, il est content.

Là d'ailleurs, Maurice, il est assis dans un petit bassin. Blanc. D'environ 1m de diamètre. Le bassin, il est posé sur un pilier. Blanc. D'environ 1m de hauteur.

Maurice, il est seul dans la prairie, et il attends Maria.

Maurice et Maria, ils se sont mis d'accord. On commence par Maurice, et après on ira dans un des autres bassins pour faire Maria.

Maria, elle prend son temps. Alors Maurice, il attends. Content. Parce que Maurice, il aime bien les rêves avec Marie et Maria. Il s'y passe toujours des trucs marrants.

Pas comme les rêves avec Tonio. Dans ces rêves là, Maurice, il a rien le droit de faire. Et en plus il doit écouter. Qu'est-ce qu'on se fait chier dans les rêves avec Tonio !

Maira, elle a dû trouver une rallonge puisque maintenant de l'eau sort de la pomme, de douche.

Maurice, il a bien vite son T-Shirt et son short tout mouillés.

Maurice, il est savonné. On parle boulot.
« Alors, t'en es où ?
-                     Je regarde vers Templemars.
- Et ?
-      Ben... bof.
-                  Ah ?
-                       Oui.
-                            Oh.
-                                Hé !
-                                     Mmh.
-                                          Pfff...
-                                                  Quelle histoire ! »

Marie arrive également. Encore plus que d'habitude, elle sourit. On va bien s'amuser.

« Qu'est-ce que vous faîtes ? »

Maria, elle prend un air contrit.

« Ben ! Je le lave !
- Ah oui ! »

Marie, elle explose de rire, et de derrière son dos, elle sort...

Que sort Marie de derrière son dos ?

Maurice, il ne le sait pas. Le téléphone de Polux sonne. Polux se lève en sursaut, manque de marcher sur le duvet de Maurice.

« Allo ? Oui ? Non, je te rappelle. »

Maurice, il essaie frénétiquement de se rendormir.
« Je te hais. Je te hais. Je te hais. »

Mais il fait déjà grand jour, et de guerre lasse Maurice ramasse sa montre et se gratte la nuque, signes d'un lever imminent.
Par Adj - Publié dans : Maurice
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Mercredi 8 août 2007 3 08 /08 /2007 12:51
Eclair. Tonnerre.

"Je vais aller m'acheter un sandwich, quelqu'un veut quelque chose ?
- euh, t'y vas malgrès la pluie ?
- il pleut pas encore
- ouais, mais s'il se met à pleuvoir ?
- tu sais, j'ai habité 17 ans dans le Nord et 5 en Bretagne, alors moi, la pluie, je la prends, je la retourne et je la...
- ben tu me prends une baguette alors
- et un dieppois pour moi"

Déjà le temps que Maurice il sorte des locaux il se met à pleuvoir. Et il n'a pas fait 30m que les gouttes se sont transformées en grosse averse

Maurice, il se dépèche, mais malgrès ses efforts, il arrive au Carrouf bien humide.

La boulangère lui jette un regard goguenard.
"Ben dites donc ! Vous vous êtes pris la pluie
- hé ouais."

Maurice, il a beau prendre mon temps pour choisir son sandwich, au moment de ressortir, la pluie n'a pas cessé. Au contraire, elle a encore gagné en intensité.

Maurice attend. Maurice attend. Aucune amélioration.

Bon.

GO !

Maurice, il courrote. C'est pas pratique les sandales.

Maurice, il avait jamais remarqué que le parking était aussi peu plat. Flaque, reflaque et flaque de der.

Maurice, il arrive en haut des escaliers qui mènent au boulevard. L'eau s'écoule en une petite cascade, c'est joli, mais il n'y a pas d'autres chemins.

Heureusement, Maurice, il a tous les petits bonshommes verts. Sauf peut être deux ou trois, mais on est mercredi et en août alors il n'y a pas de voiture, si l'on excepte la blanche qui roule dans les flaques le long des trottoirs.

Maurice, quand il rentre dans le bureau, ses collègues l'applaudissent.

Ils applaudissent une deuxième fois les sandales qui font "pcht pcht".
Par Adj - Publié dans : Boulot
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