Mercredi, serein.

Publié le par Adj

Maurice retourne petit à petit dans sa norme.

Comme tous les jours, Maurice sort du bureau, remonte le boulevard des Champs Elysées (à Evry), bifurque à droite, arrive à la gare de RER, passe sa carte orange.

Maurice est sur le quai.

Quelque chose cloche... Ah, il fait jour... Ca y est, ça lui revient. Il est midi, Maurice était sorti acheter un sandwich.

Tant pis, il rentrera plus tard.

Plus tard. 20H12 pour être précis. Maurice rentre chez lui.

Dans le RER, à côté de lui Baptiste et Jean, affairés autour d'un portable.
"Ouais, arrête, j'ai pas de frère, elle me confond avec l'autre !
- Ouais t'as raison, vas-y fais lui croire que c'est toi !
- Ouais, mais je sais pas l'écrire moi son nom !
- Ouais, c'est facile, B-R-Y-A-N, Bryan.
- r-y-n, ouais, c'est bon.
- Vas-y, vas-y, l'envoie pas tout de suite, fais voir ce que t'as mis !
- Tiens, r'garde.
- "faizen" ! putain comment t'as écrit ça !
- ouais c'est bon, rajoute un 'e' !"

Maurice, hésite entre éclat de rire et consternation.

Au vu des gabarits, ce sera la deuxième solution.

Maurice rentre chez lui. Il est à la gare du nord. Il croise Marc qui, sous les regards indifférents des passants, est en train de fracturer la cabine Tiscali à l'aide d'un tournevis.

20m plus loin ce sont Pierre et Simon qui se font passer pour des allemands s'étant fait agresser. Maurice se fait entuber de 260 euros. Heureusement que le montant de ses retraits est plafonné sinon, ç'aurait été 400 euros.

Maurice est au carrefour de la rue de Dunkerque et du Boulevard Magenta.

Coup de klaxon. Luc, chauffeur de taxi, s'énerve contre Thomas qui traverse au rouge. Thomas, légèrement éméché donne un coup de poing dans la fenêtre du taxi. La vitre éclate sous le choc.

Luc devient tout rouge, il bondit de son siège et se met à courir derrière Thomas qui s'enfuit vers Barbès.

Maurice est chez lui, au calme.
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Publié dans Maurice

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