"Oulà, déjà 9H, je vais aller me coucher."
Ce soir, on sort Maurice. Rendez-vous au bar, chez Eugène.
Quand Maurice arrive, Hugues et Gwemnael sont déjà accoudés devant leur bière. Hugues et Gwemnael, ils sont flics.
Vincent aussi est là. Et pourtant il est pas flic.
Les autres suivent. Fabrice, aux grands poumons et à l'inamovible couvre chef. Pierrot Couche-Tôt et ses yeux en bernes. Robert qui ne pouvait pas passer. D'autres.
Et Madeleine bien sûr. Madeleine aux mandarines riantes.
Il reste une place libre, à côté de Maurice. Mais Madeleine aux pas gracieux, pudique, préfére aller se chercher une chaise et se mettre en bout de non-table.
L'ambiance est détendue, on se rappelle les mêmes anecdotes qu'à chaque fois.
"Et là j'y dis, envoie moi une photocopie de ta carte d'identité !
- mouhaha"
Les blagues, elles sont presque numérotées.
Mais soudain, l'ambiance devient lourde, l'autre avec son nom imprononçable vient d'arriver. Maurice, ça lui fait plaisir de le voir :
"Salut, ça va ?
- ouais, merci
- et euh, tu parts bientôt ?"
Cassé.
Maurice, il propose à l'autre de se mettre entre lui et Madeleine. L'autre refuse énergiquement.
C'est finalement Maurice qui est obligé de se déplacer. C'est lui qui est chargé d'occuper Madeleine ce soir. Heureusement, Robert l'assiste.
"Et là, y me dit 'y a le firewall qui frise' !
- (regard perplexe de Madeleine)
- (regard perplexe de Maurice)
- euh, oui et ?
- ben je la trouve énorme cette expression
- pourquoi ?
- ben normalement, friser, c'est pour les cheveux ! Mais là... c'est un firewall !"
Robert c'est un marrant. Il a une façon unique de vous grandir. Mais là il doit faire une pause, alors c'est l'autre avec son nom chelou qui prend le relais. Il parle à Madeleine par dessus Maurice, mais Maurice, il s'en fout, il est gentil, il complète les réponses de Madeleine pour l'autre.
"Tu disais que tu avais été à une AG ?
- Oui, à celle de Prisma. C'était marrant [...] mais le président il a même pas parlé de l'entrée en bourse, alors que c'est l'actualité du groupe quand même.
- il y a Albert Frères qui a décidé de se séparer de ses parts dans Bertelsman
- C'est Albert Frères qui va vendre ses parts dans Bertelsman
- il possède 25%
- Il a un quart des actions
- t'inquiète, c'est normal, elle me fait le coup à chaque fois"
9H15, Pierrot et Robert s'en vont. Ensemble. Comme chaque fois.
Maurice, il s'est acheté un gros coffret Fassbinder. Pour l'instant il a rien regardé, mais c'est pas une raison pour pas le rentabliser. Fassbinder, rien de tel pour plomber une ambiance.
"Moi j'aime bien Fassbinder."
Presque tout le monde s'en va. Restent Gérard, Fabrice, Madeleine aux yeux pétillants et Maurice bien sûr.
"Qu'est-ce qu'on fait ?"
Maurice, il proposerait bien un petit stud/8. Mais après avoir payé son repas, il lui reste 42 centimes dans son porte monnaie (et deux pounds, mais ça intéresse pas grand monde). Et sa carte bleue est périmée. La prochaine fois peut être.
Comme on n'a rien de mieux à faire, on parle alcool, musique (quelle bande de geeks), PC. Maurice, les deux premiers thèmes il maitrise pas trop, alors quand arrive le troisième, il se lache.
"Ouais, non, mon PC, je l'ai bati à mon image, un gros enfoiré capricieux qui garde tout pour lui. Déjà il boote qu'une fois sur deux, en plus régulièrement il freeze...
- fraïze.
- oui Madeleine, il fra-Ï-ze, sauf si je laisse la carcasse ouverte. Après y a l'OS, un peu spé lui aussi, une bêta qui tient la route mais dont j'ai perdu le CD d'install. Mais surtout c'est un PC qui prend et qui ne donne rien. Le lecteur de disquette marche pas, j'ai pas de graveur, la seule façon de récupérer quelque chose, c'est par une connexion réseau, mais j'ai pas d'anti virus alors je suis sûr qu'il y a plein de saloperies qui trainent.
- Et t'as pas une clé USB ?
- Non, mais j'ai un rack. 'fin je préfére éviter de l'utiliser, parce que le disque qu'il y a dedans, c'est mon disque de boot."
Rires de Fabrice et de Gérard. Madeleine, à la bonne humeur communicative, reste de marbre.
La soirée se termine tranquillement. On retourne au métro. On dit au revoir à Gérard. Et on continue à bavarder tranquillement.
Maurice, il est bien chaud.
"Oui, mais les gens dans l'ensemble, c'est quand même un gros tas de tocards, ils viennent tout ça, parfois même ils te parlent, si ça se trouve, ils voudraient que tu leurs répondes, nan, moi les gens j'aime pas ça."
Dans l'escalator, tout le monde sert à droite, sauf Madeleine aux douces mains qui reste à gauche, et gêne. Les gens passés elle se met à droite, et Maurice à gauche.
"Trop tard ! C'est avant qu'il fallait te mettre là, maintenant les ils sont partis, tu peux plus embêter personne.
- Oui, 'fin, c'est pas mon genre non plus. Tu fais comme tu l'entends, mais moi je cherche pas à emmerder les passants, au contraire, moi les gens je les aime."
Madeleine en reste bouche bée.
Ippon.
Quand Maurice arrive, Hugues et Gwemnael sont déjà accoudés devant leur bière. Hugues et Gwemnael, ils sont flics.
Vincent aussi est là. Et pourtant il est pas flic.
Les autres suivent. Fabrice, aux grands poumons et à l'inamovible couvre chef. Pierrot Couche-Tôt et ses yeux en bernes. Robert qui ne pouvait pas passer. D'autres.
Et Madeleine bien sûr. Madeleine aux mandarines riantes.
Il reste une place libre, à côté de Maurice. Mais Madeleine aux pas gracieux, pudique, préfére aller se chercher une chaise et se mettre en bout de non-table.
L'ambiance est détendue, on se rappelle les mêmes anecdotes qu'à chaque fois.
"Et là j'y dis, envoie moi une photocopie de ta carte d'identité !
- mouhaha"
Les blagues, elles sont presque numérotées.
Mais soudain, l'ambiance devient lourde, l'autre avec son nom imprononçable vient d'arriver. Maurice, ça lui fait plaisir de le voir :
"Salut, ça va ?
- ouais, merci
- et euh, tu parts bientôt ?"
Cassé.
Maurice, il propose à l'autre de se mettre entre lui et Madeleine. L'autre refuse énergiquement.
C'est finalement Maurice qui est obligé de se déplacer. C'est lui qui est chargé d'occuper Madeleine ce soir. Heureusement, Robert l'assiste.
"Et là, y me dit 'y a le firewall qui frise' !
- (regard perplexe de Madeleine)
- (regard perplexe de Maurice)
- euh, oui et ?
- ben je la trouve énorme cette expression
- pourquoi ?
- ben normalement, friser, c'est pour les cheveux ! Mais là... c'est un firewall !"
Robert c'est un marrant. Il a une façon unique de vous grandir. Mais là il doit faire une pause, alors c'est l'autre avec son nom chelou qui prend le relais. Il parle à Madeleine par dessus Maurice, mais Maurice, il s'en fout, il est gentil, il complète les réponses de Madeleine pour l'autre.
"Tu disais que tu avais été à une AG ?
- Oui, à celle de Prisma. C'était marrant [...] mais le président il a même pas parlé de l'entrée en bourse, alors que c'est l'actualité du groupe quand même.
- il y a Albert Frères qui a décidé de se séparer de ses parts dans Bertelsman
- C'est Albert Frères qui va vendre ses parts dans Bertelsman
- il possède 25%
- Il a un quart des actions
- t'inquiète, c'est normal, elle me fait le coup à chaque fois"
9H15, Pierrot et Robert s'en vont. Ensemble. Comme chaque fois.
Maurice, il s'est acheté un gros coffret Fassbinder. Pour l'instant il a rien regardé, mais c'est pas une raison pour pas le rentabliser. Fassbinder, rien de tel pour plomber une ambiance.
"Moi j'aime bien Fassbinder."
Presque tout le monde s'en va. Restent Gérard, Fabrice, Madeleine aux yeux pétillants et Maurice bien sûr.
"Qu'est-ce qu'on fait ?"
Maurice, il proposerait bien un petit stud/8. Mais après avoir payé son repas, il lui reste 42 centimes dans son porte monnaie (et deux pounds, mais ça intéresse pas grand monde). Et sa carte bleue est périmée. La prochaine fois peut être.
Comme on n'a rien de mieux à faire, on parle alcool, musique (quelle bande de geeks), PC. Maurice, les deux premiers thèmes il maitrise pas trop, alors quand arrive le troisième, il se lache.
"Ouais, non, mon PC, je l'ai bati à mon image, un gros enfoiré capricieux qui garde tout pour lui. Déjà il boote qu'une fois sur deux, en plus régulièrement il freeze...
- fraïze.
- oui Madeleine, il fra-Ï-ze, sauf si je laisse la carcasse ouverte. Après y a l'OS, un peu spé lui aussi, une bêta qui tient la route mais dont j'ai perdu le CD d'install. Mais surtout c'est un PC qui prend et qui ne donne rien. Le lecteur de disquette marche pas, j'ai pas de graveur, la seule façon de récupérer quelque chose, c'est par une connexion réseau, mais j'ai pas d'anti virus alors je suis sûr qu'il y a plein de saloperies qui trainent.
- Et t'as pas une clé USB ?
- Non, mais j'ai un rack. 'fin je préfére éviter de l'utiliser, parce que le disque qu'il y a dedans, c'est mon disque de boot."
Rires de Fabrice et de Gérard. Madeleine, à la bonne humeur communicative, reste de marbre.
La soirée se termine tranquillement. On retourne au métro. On dit au revoir à Gérard. Et on continue à bavarder tranquillement.
Maurice, il est bien chaud.
"Oui, mais les gens dans l'ensemble, c'est quand même un gros tas de tocards, ils viennent tout ça, parfois même ils te parlent, si ça se trouve, ils voudraient que tu leurs répondes, nan, moi les gens j'aime pas ça."
Dans l'escalator, tout le monde sert à droite, sauf Madeleine aux douces mains qui reste à gauche, et gêne. Les gens passés elle se met à droite, et Maurice à gauche.
"Trop tard ! C'est avant qu'il fallait te mettre là, maintenant les ils sont partis, tu peux plus embêter personne.
- Oui, 'fin, c'est pas mon genre non plus. Tu fais comme tu l'entends, mais moi je cherche pas à emmerder les passants, au contraire, moi les gens je les aime."
Madeleine en reste bouche bée.
Ippon.
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