Cinoches
Paris Cinéma, c'est fini.
Et Maurice, il a à peine pu en profiter.
Alors ce soir il quitte le boulot à 19h pour aller voir "Les Lumières du Faubourg" d'Aki Kaurismaki.
Kaurismaki c'est un mec il a fait beaucoup de films. Avec son frère ils sont responsables d'un 5ème de la production cinématographique finlandaise depuis le début des années 90.
Mais Maurice, tout ce qu'il connait de lui, c'est son apparition dans Aaltra de Délépine et Kervern.
Une comédie noire, un peu méchante, mais profondément humaine.
Maurice ce soir, il pense voir quelque chose dans ce registre. Alors il a proposé à Fabrice aux grands poumons de l'accompagner.
Maurice et Fabrice ils sont arrivés en avance. Ils vont s'acheter un sandwich chez le Paul du soir. Franprix.
Pendant Paris Cinéma, les places, elles sont à 4 euros ! Mais Maurice il a mieux.
"Bonjour, vous prenez la carte MK2
- oui, mais pas là
- ah oui. Tarif réduit, forcément"
"Les Lumières du Faubourg", c'est le dernier épisode de la trilogie que Kaurismaki consacre à la dépression finlandaise.
Maurice, à l'aspect comique près, il avait tout bon.
Fabrice, il est un peu moins enthousiaste.
"T'inquiète, ça dure qu'une 1h20"
A la sortie Maurice est très content, mais très légèrement mentalement opprimé. Alors le lendemain, Maurice, il va voir... "Tournage dans un jardin anglais".
C'est Robert qui l'a tanné pour y aller.
Mais Robert il mange lentement ses frites, alors quand ils entrent dans la (petite) salle, il y a déjà du monde.
Impossible de se mettre à 3. Maurice, il se dit qu'on pourrait que si on colle Meï dans un coin, lui et Robert pourraient se mettre à deux au milieu de la salle.
Problème: Meï.
Elle pourrait mal le prendre.
Alors Maurice, il se sacrifie. Obligé de se rester seul alors que Robert et Meï s'emparent des deux sièges entourés de spectateurs empopcornés.
Maurice, il trouve le film très bon, plutot fin, assez juste, avec une pointe de mesquinerie jubilatoire.
"Elle est fan de cinéma, surtout ne la lance jamais sur Fassbinder !"
Une seule personne ricanne dans la salle. Maurice, il s'en vengera.
La personne, elle aime pas trop le film, la preuve, lorsque d'ennui, Meï quitte la salle, ladite personne la suit.
Mais parfois le cinéma, c'est juste trop différent de la vie pour être crédible.
"Fassbinder, lui, [il] aurait claqué la porte.
- Tu aimes Fassbinder ?!"
Elle se jette sur lui.
"Fais-moi des bébés !"
Et Maurice, il a à peine pu en profiter.
Alors ce soir il quitte le boulot à 19h pour aller voir "Les Lumières du Faubourg" d'Aki Kaurismaki.
Kaurismaki c'est un mec il a fait beaucoup de films. Avec son frère ils sont responsables d'un 5ème de la production cinématographique finlandaise depuis le début des années 90.
Mais Maurice, tout ce qu'il connait de lui, c'est son apparition dans Aaltra de Délépine et Kervern.
Une comédie noire, un peu méchante, mais profondément humaine.
Maurice ce soir, il pense voir quelque chose dans ce registre. Alors il a proposé à Fabrice aux grands poumons de l'accompagner.
Maurice et Fabrice ils sont arrivés en avance. Ils vont s'acheter un sandwich chez le Paul du soir. Franprix.
Pendant Paris Cinéma, les places, elles sont à 4 euros ! Mais Maurice il a mieux.
"Bonjour, vous prenez la carte MK2
- oui, mais pas là
- ah oui. Tarif réduit, forcément"
"Les Lumières du Faubourg", c'est le dernier épisode de la trilogie que Kaurismaki consacre à la dépression finlandaise.
Maurice, à l'aspect comique près, il avait tout bon.
Fabrice, il est un peu moins enthousiaste.
"T'inquiète, ça dure qu'une 1h20"
A la sortie Maurice est très content, mais très légèrement mentalement opprimé. Alors le lendemain, Maurice, il va voir... "Tournage dans un jardin anglais".
C'est Robert qui l'a tanné pour y aller.
Mais Robert il mange lentement ses frites, alors quand ils entrent dans la (petite) salle, il y a déjà du monde.
Impossible de se mettre à 3. Maurice, il se dit qu'on pourrait que si on colle Meï dans un coin, lui et Robert pourraient se mettre à deux au milieu de la salle.
Problème: Meï.
Elle pourrait mal le prendre.
Alors Maurice, il se sacrifie. Obligé de se rester seul alors que Robert et Meï s'emparent des deux sièges entourés de spectateurs empopcornés.
Maurice, il trouve le film très bon, plutot fin, assez juste, avec une pointe de mesquinerie jubilatoire.
"Elle est fan de cinéma, surtout ne la lance jamais sur Fassbinder !"
Une seule personne ricanne dans la salle. Maurice, il s'en vengera.
La personne, elle aime pas trop le film, la preuve, lorsque d'ennui, Meï quitte la salle, ladite personne la suit.
Mais parfois le cinéma, c'est juste trop différent de la vie pour être crédible.
"Fassbinder, lui, [il] aurait claqué la porte.
- Tu aimes Fassbinder ?!"
Elle se jette sur lui.
"Fais-moi des bébés !"
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