Aujourd'hui c'est ravitaillement.
Maurice est au super marché, ou plutot à la supérette. Celle de la gare du nord, juste à côté de la sortie du RER. C'est cher, y a pas de choix, mais c'est pas très loin.
Maurice fait le tour des rayons habituels. Il prend un paquet de six tranches de jambon, vérifie la date, périment aujourd'hui, le repose.
Direction le rayon féculent. Maurice héiste longuement entre pates et riz. Le riz c'est quand même meilleur. D'autant que le couvercle de son rice cooker vient d'être réparé (un copain de son ex-colloc l'avait laissé tombé, lors d'une soirée un peu arrosée où Maurice n'était même pas). Ca fait longtemps que Maurice a pas mangé un bon riz.
Mais en même temps, le riz ça colle au fond du rice cooker. Et ça encombre très vite l'évier un rice cooker sale. Il faudra faire la vaisselle.
Quel casse-tête.
Maurice a une inspiration, il prend les deux.
Et même du blé. Ca par contre, c'est vraiment une plaie. Non seulement quand l'eau boue, ça produit une étrange écume qui salope les casseroles (et les plaques chauffantes si Maurice joue à l'ordinateur). Mais en plus c'est pas bon. L'intérieur du grain est trop sec et l'extérieur complétement mou.
Maurice veut s'acheter du corned beef, mais la marque sur la boite ne lui rien qui vaille. C'est pas grave, il en a encore à la maison.
Le corned beef c'est le péché mignon de Maurice.
D'abord on fait revenir des oignons avec un peu d'huile. Ensuite on ajoute les tomates coupées en morceau. Du piment. Beaucoup. Et enfin le corned beef. Plus ou moins tard selon qu'on en aime le goût.
Enfin, ça c'est la recette traditionnelle. Maurice parfois il ajoute de l'ananas.
Et quand il est pressé, il ne met pas d'oignon et remplace les tomates par une boite de tomates. Voire pas de tomate du tout. Juste du corned beef. Cru. C'est presque aussi bon.
Il y a aussi une variante avec des cuisses de poulet. Mais là il faut retirer la peau, ça rend les mains visqueuses.
Maurice arrive aux caisses. Chance, deux sont libres.
Monique leve les yeux de son Voici. A elle même : "l'autre caisse bordel, l'autre caisse".
Maurice choisit la caissière qui le couve des yeux.
Monique, toujours à elle-même : "Bordel!"
Tant pis, elle va lui faire payer sa témérité.
Monique met les tomates cerises tout au fond du sac plastique. Au dessus, les boites de conserve.
Le reste, elle laisse Maurice le ranger.
Arrive Valère, client de son état.
Monique : "Y a une autre caisse là bas".
Part Valère.
Maurice est de retour chez lui. Ce soir, il regarde Pluie Noire de Shohei Imamura. Pour se mettre dans l'ambiance, ce sera nouilles chinoises, saveur champignon.
Maurice fait le tour des rayons habituels. Il prend un paquet de six tranches de jambon, vérifie la date, périment aujourd'hui, le repose.
Direction le rayon féculent. Maurice héiste longuement entre pates et riz. Le riz c'est quand même meilleur. D'autant que le couvercle de son rice cooker vient d'être réparé (un copain de son ex-colloc l'avait laissé tombé, lors d'une soirée un peu arrosée où Maurice n'était même pas). Ca fait longtemps que Maurice a pas mangé un bon riz.
Mais en même temps, le riz ça colle au fond du rice cooker. Et ça encombre très vite l'évier un rice cooker sale. Il faudra faire la vaisselle.
Quel casse-tête.
Maurice a une inspiration, il prend les deux.
Et même du blé. Ca par contre, c'est vraiment une plaie. Non seulement quand l'eau boue, ça produit une étrange écume qui salope les casseroles (et les plaques chauffantes si Maurice joue à l'ordinateur). Mais en plus c'est pas bon. L'intérieur du grain est trop sec et l'extérieur complétement mou.
Maurice veut s'acheter du corned beef, mais la marque sur la boite ne lui rien qui vaille. C'est pas grave, il en a encore à la maison.
Le corned beef c'est le péché mignon de Maurice.
D'abord on fait revenir des oignons avec un peu d'huile. Ensuite on ajoute les tomates coupées en morceau. Du piment. Beaucoup. Et enfin le corned beef. Plus ou moins tard selon qu'on en aime le goût.
Enfin, ça c'est la recette traditionnelle. Maurice parfois il ajoute de l'ananas.
Et quand il est pressé, il ne met pas d'oignon et remplace les tomates par une boite de tomates. Voire pas de tomate du tout. Juste du corned beef. Cru. C'est presque aussi bon.
Il y a aussi une variante avec des cuisses de poulet. Mais là il faut retirer la peau, ça rend les mains visqueuses.
Maurice arrive aux caisses. Chance, deux sont libres.
Monique leve les yeux de son Voici. A elle même : "l'autre caisse bordel, l'autre caisse".
Maurice choisit la caissière qui le couve des yeux.
Monique, toujours à elle-même : "Bordel!"
Tant pis, elle va lui faire payer sa témérité.
Monique met les tomates cerises tout au fond du sac plastique. Au dessus, les boites de conserve.
Le reste, elle laisse Maurice le ranger.
Arrive Valère, client de son état.
Monique : "Y a une autre caisse là bas".
Part Valère.
Maurice est de retour chez lui. Ce soir, il regarde Pluie Noire de Shohei Imamura. Pour se mettre dans l'ambiance, ce sera nouilles chinoises, saveur champignon.
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