Réveillon avesnois.

Publié le par Adj

Maurice prépare le repas du réveillon.

En entrée, toasts de flétan fumé. Le flétan, c'est le péché mignon de Maurice. Quelque soit la façon de le préparer c'est toujours aussi bon.

Ensuite ce sera dinde rotie - purée de potiron - patates douces.

En dessert, rien de prévu.

Bernadette propose de s'en charger.

Galamment Maurice accepte.

La bête -5 kg 500 pour 4, ça devrait suffire- est au four, une pomme à l'intérieur, une feuille d'alu par dessus, un arrosage toutes les 30 minutes, et un thermostat qui varie entre 120 et 150°.

Le repas est servi.

Robert fait un drôle de visage.

"Le potiron, il est... sucré ?
- ben... un petit peu... c'est du potiron quoi
- ah... Et la patate douce, elle est sucrée aussi ?
- ben c'est de la patate douce.
- ah... ben je vais reprendre de la dinde alors."

Le repas se poursuit paisiblement. Et entre deux bouchées, Robert lache :

"Combien de fois a divorcé Elizabeth Taylor ? Qui est le compositeur fétiche de Hitchcok ?"

Robert, il a déniché le Trivial Pursuit édition cinéma.

"Bon, il est minuit.
- non ?
- si.
- ah ouais.
- Quel film a vu la rencontre de Jerry Lewis et de Howard Dean ?
- ...
- Bon, je vais chercher le dessert."

Ambiance quelque peu surréaliste ce soir chez les Legrand.

6H38, tout le monde est couché depuis près de quatre heures. Le portable de Maurice sonne. Chouette un SMS !

Le lendemain on décide d'aller faire un tour en Belgique.

Mons. Soeur jumelle de Maubeuge, épargnée par la seconde guerre mondiale.

Maurice il aime bien aller à Mons, il se sent chez lui là bas. Presque plus qu'à Maubeuge.

Bernadette court partout, prend les rues au hasard mais n'arrive malgrès tout pas à perdre Maurice.

Très vite la fine équipe fait escale dans un bar. Les tenanciers sont en train de déplacer les banquettes.

"Euh, vous déplacez les banquettes ?
- Ban oui. Ce soêr, cômme tous les preumiêrs jânvier c'êst rêveillon, c'êst la treadition ici."

Bernie, Riton, Robert et Maurice s'attablent.

C'est Robert qui invite. Maurice, il la sent mal, il vérifie son porte monnaie, quarante euros en liquide.

Première tournée. 3 St Feuillen pression (ouh! la pression c'est 33 cl!). 1 jus d'orange.

Robert est un peu ému, Bernie l'interroge sur ses conquêtes amoureuses.

Deuxième tournée de Robert. Re 3 St Feuillen pression.

Robert est un peu gai, il répond à Bernie.

Troisième tournée, toujours de Robert. 3 Leffe pression.

Robert est chaud. Il donne des détails. Serge et Jeanne assis à une table de là tendent l'oreille.

On décide d'y aller. Il faut mettre Robert au train.

Robert va payer, revient chagriné.
"C'est n'importe quoi ! Il accepte pas la carte bleue !"

25 euros le jus d'orange offert, record battu. On voit qu'on est à l'international.

Dans les rues Bernie et Robert sautillent partout.

On est dans la voiture.

Robert, il a des relents de lucidité. Il se penche vers Maurice "ce qui est à l'export reste à l'export".

Robert, un jour, il a bossé 5 mois au Vietnam. Ca lui est resté.

Sur la banquette arrière ça s'agite.

"Non
- Ouais, Henri il se laisse pas tripoter !
- Non, pas dans la bagnole de Maurice.
- Allez !
- Non, j'ai d... ARRETE !
- Hé! T'as pas ta ceinture !
- Mais c'est toi qui l'a enlevée"

Un instant Maurice espère qu'il s'agisse de la ceinture de sécurité. Peine perdue. Pour calmer les esprits, il sort l'arme ultime. La cassette d'une conférence sur Max Stirner, philosophe anarchiste qu'il garde toujours dans la boite à gant.

Encore une victoire de Maurice !
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Publié dans Maurice

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