Le même samedi.

Publié le par Adj

(Il vaut mieux avoir lu cet article avant)

Maurice, comme elle dit, il radote. Il raconte deux fois les mêmes histoires.

12H25 Maurice passe un coup de fil.

"Salut, c'est Maurice, je te réveille pas ?
- Non, c'est bon, je viens de me lever."

Ah. Tant pis pour la boutade.

"J'avais prévu d'aller voir l'exposition Ron Mueck à la Fondation Cartier en milieu d'après midi, ça te dit ?
- oui... mmmh... courses avant... mmmh... 15H30?"

Maurice est heureux, il va la revoir.

Elle, c'est la personne la plus universellement positive que Maurice ait jamais rencontrée.

Elle est joyeuse, riante, tellement pleine de vie, désarmante. Charmante.

Maurice ne lui a jamais connu la moindre absence de qualités. Ses études peut être (elle n'est pas ingénieur en informatique).

15H35, Maurice la rejoint à Denfert-Rochereau.

La première partie de l'expo regroupe des oeuvres de Ron Mueck, des statues hyper réalistes d'humains à des tailles gigantesques ou minuscules. C'est dérangeant et troublant à la fois. Maurice est fasciné, et c'est à regret qu'il constate que seules 5 statues sont exposées.

La seconde partie de l'expo est oubliable, un délire numérique qui laisse Maurice totalement froid.

Ils sortent, se promèment. Maurice redécouvre un Paris qu'il a oublié, celui des grands monuments et des rues commerçantes. La balade est des plus agréables, mais Maurice éprouve encore plus de plaisir à la savoir si près de lui.

Maurice il pourrait passer des heures à lui caresser la joue du pouce, à jouer avec ses cheveux, à agacer son petit nez mutin.

Ils se posent dans un bar du côté du canal St Martin.

D'un coup ses pommettes rosissent. La chaleur de l'endroit.

On lui propose le siège Emmanuelle, un gigantesque fauteuil en osier. Il lui manque le collier.

Le reste de l'action se passe si lentement trop vite. Maurice sent bien ce qu'il se passe mais se montre incapable de l'empêcher.

A la table à côté Germain et Léon s'embrassent.

A la sortie, Maurice ne veut pas savoir qu'il a laissé passer sa chance.

On arrive au métro, un plan. On se sépare. Maurice descend dans la station, réflêchit. Il peste contre le métro qui n'arrive pas, ressort, il rentre à pied.

Maurice est chez lui, il veut se coucher mais sait qu'il ne trouvera pas le sommeil.

Il lui reste la second moitié d'un Thé au Sahara à regarder.

L'histoire d'un couple qui a cru posséder l'éternité.

Le film s'achève. "How many more times will you watch the full moon rise? Perhaps twenty. And yet it all seems limitless."

Voilà qui n'aide pas du tout Maurice à s'endormir.
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Publié dans Maurice

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F
Ohhh c'est trop meugnon, il tombe amoureux Maurice !
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