La Traversée
Maurice, il était venu en voisin. Mais bon, puisque tout le monde prend le métro, il va pas marcher tout seul les deux stations.
Barbès, presque tout le monde descend. Maurice va profiter un peu.
Dehors, la nuit est tombée.
Porte de la chapelle.
"Tu descends là ?
- oui"
Ombre furtive sur son sourire éternel. Maurice il est suffisament tordu pour se dire que c'est son départ qui en est la cause. Ca le réjouirait presque.
Maurice, il a le choix, surface ou sous-sol. Il fait froid. Va pour le sous-sol.
C'est dans un long couloir aux couleurs orangées un peu passées que Maurice s'enfonce.
A cette heure, seule une poignée de personne emprunte le même chemin.
Maurice il a son imper ouvert et il marche lentement.
Il arrive au bout du premier tunel, maintenant il traverse la galerie marchande.
C'est presque vide.
Maurice savoure cette ambiance surréelle propre aux batiments trop grands à l'heure où tous sont rentrés chez eux.
Des uniformes bleus, un groupe de jeunes, d'autres uniformes bleus, quelques gens.
Par terre, des carreaux blancs sont fendus. Xavier est assis sur la nettoyeuse. Il fait des ronds, laissant de grandes taches humides derrière lui.
Les magasins sont fermés. Les escalators tournent au ralenti.
Quelques escaliers, les quais.
Il n'y a plus de trains au départ, mais l'affichage annonce l'arrivée de deux autres. Quelques silhouettes emmitouflées attendent en bout de quai.
Ernest, le vigile mène Antoine, son chien, au plus près de quelques clochards qui pensaient dormir là. Antoine aboie, et les clochards un à un quittent leur refuge.
Maurice est dehors, derrière lui la gare s'endort.
La rue est plus nerveuse. Le froid plus vif. Un coup de vent ? Le songe s'en est allé.
Maurice est devant chez lui, badge, tiédeur du hall.
Déjà, de nouvelles images se forment, un sourire, oui.
Barbès, presque tout le monde descend. Maurice va profiter un peu.
Dehors, la nuit est tombée.
Porte de la chapelle.
"Tu descends là ?
- oui"
Ombre furtive sur son sourire éternel. Maurice il est suffisament tordu pour se dire que c'est son départ qui en est la cause. Ca le réjouirait presque.
Maurice, il a le choix, surface ou sous-sol. Il fait froid. Va pour le sous-sol.
C'est dans un long couloir aux couleurs orangées un peu passées que Maurice s'enfonce.
A cette heure, seule une poignée de personne emprunte le même chemin.
Maurice il a son imper ouvert et il marche lentement.
Il arrive au bout du premier tunel, maintenant il traverse la galerie marchande.
C'est presque vide.
Maurice savoure cette ambiance surréelle propre aux batiments trop grands à l'heure où tous sont rentrés chez eux.
Des uniformes bleus, un groupe de jeunes, d'autres uniformes bleus, quelques gens.
Par terre, des carreaux blancs sont fendus. Xavier est assis sur la nettoyeuse. Il fait des ronds, laissant de grandes taches humides derrière lui.
Les magasins sont fermés. Les escalators tournent au ralenti.
Quelques escaliers, les quais.
Il n'y a plus de trains au départ, mais l'affichage annonce l'arrivée de deux autres. Quelques silhouettes emmitouflées attendent en bout de quai.
Ernest, le vigile mène Antoine, son chien, au plus près de quelques clochards qui pensaient dormir là. Antoine aboie, et les clochards un à un quittent leur refuge.
Maurice est dehors, derrière lui la gare s'endort.
La rue est plus nerveuse. Le froid plus vif. Un coup de vent ? Le songe s'en est allé.
Maurice est devant chez lui, badge, tiédeur du hall.
Déjà, de nouvelles images se forment, un sourire, oui.
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