La St Valentin de Maurice (Part 2).
La quatrième est… différente.
Nous étions enfants.
T’en souviens-tu lorsque tu vins à Maubeuge et que nous allâmes au zoo ? De cet éléphanteau que tu admiras tant que tu voulus le caresser ? Te souviens-tu que tu enfourchas la barrière de sécurité et que moi, je restais derrière, craignant que l’on nous surprenne ?
Je me rappelle si distinctement la joie sur ton visage lorsque, par-dessus la fosse, il tendit sa trompe et que du bout des doigts tu l’effleurais. Je me souviens également tes encouragements à te rejoindre. Et mes refus.
« Trouillard », m’avais-tu lancé sur le chemin du retour.
Je te redis tout cela car, aujourd’hui, avec ma nièce, je suis retourné au zoo. L’éléphanteau est toujours là. Bien sûr il a grandi. Bien sûr, il est devenu plus fort, plus mature. Plus puissant. Mais il est toujours cet éléphanteau que nous avons connu.
Ma nièce a ouvert de grands yeux, une grande bouche… et a laissé tombé sa tétine. La tétine a roulé en dessous de la barrière. Alors, comme toi à l’époque, je suis passé par dessus. Et tandis que je m’étais baissé pour la ramasser, l’éléphant s’est approché. Il m’a regardé et a secoué sa grosse tête. Puis il a fait demi-tour.
Je sais bien que l’on ne change pas le passé, mais sache que pas un jour ne s’écoule sans que je ne regrette ma lâcheté d’alors.
Bien à toi.
Maurice.
Nous étions enfants.
T’en souviens-tu lorsque tu vins à Maubeuge et que nous allâmes au zoo ? De cet éléphanteau que tu admiras tant que tu voulus le caresser ? Te souviens-tu que tu enfourchas la barrière de sécurité et que moi, je restais derrière, craignant que l’on nous surprenne ?
Je me rappelle si distinctement la joie sur ton visage lorsque, par-dessus la fosse, il tendit sa trompe et que du bout des doigts tu l’effleurais. Je me souviens également tes encouragements à te rejoindre. Et mes refus.
« Trouillard », m’avais-tu lancé sur le chemin du retour.
Je te redis tout cela car, aujourd’hui, avec ma nièce, je suis retourné au zoo. L’éléphanteau est toujours là. Bien sûr il a grandi. Bien sûr, il est devenu plus fort, plus mature. Plus puissant. Mais il est toujours cet éléphanteau que nous avons connu.
Ma nièce a ouvert de grands yeux, une grande bouche… et a laissé tombé sa tétine. La tétine a roulé en dessous de la barrière. Alors, comme toi à l’époque, je suis passé par dessus. Et tandis que je m’étais baissé pour la ramasser, l’éléphant s’est approché. Il m’a regardé et a secoué sa grosse tête. Puis il a fait demi-tour.
Je sais bien que l’on ne change pas le passé, mais sache que pas un jour ne s’écoule sans que je ne regrette ma lâcheté d’alors.
Bien à toi.
Maurice.
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